Centre d’apprentissage CAP LIBRE. Bilan d'une expérience hors norme

La première année du Centre d’apprentissage Cap libre est maintenant terminée. Nous avons vécu, d’octobre 2008 à juin 2009, une expérience novatrice, complexe et riche en rencontres et apprentissages. Nous en sommes à l’étape des bilans, tant sur les plans pédagogiques et organisationnels que personnels. Notre intention, en vous écrivant ce message est de vous faire connaître l’état actuel du projet Cap libre et de vous inviter à prendre part à son avenir si c'est un projet important pour vous.

Bilan général de l'année:

Le Cap Libre fut un milieu d'apprentissage très riche et dynamique cette année. Des jeunes de 5 à 16 ans provenant de différents milieux ont participé à ce projet; des jeunes faisant l'école à la maison et des « décrocheurs ». Des dizaines d'adultes de différents âges ont aussi participé et contribué au projet. Le Cap libre est un lieu où tout est possible. Chacun a eu l'opportunité de vivre, interagir et apprendre à son propre rythme. Un tel espace de liberté et de choix amène chaque personne à s'explorer et à se connaître dans différents contextes. Le Cap libre est un lieu qui a répondu aux besoins de plusieurs enfants, adolescents et adultes. C'est un milieu où on a dû se poser la question suivante: « Pourquoi suis-je ici et qu'est-ce que je veux faire de ma vie? ». Cette question, qu'on a rarement la chance de se poser dans des milieux institutionnels comme des écoles et milieux de travail, est importante. Si on se permet réellement de vivre ce moment de questionnement, les possibilités de rapprochement avec soi-même et la communauté sont grandes. Cette dimension de connaissance de soi s'est ajoutée à la dimension d'éducation démocratique qui encourage l'autonomie, la démocratie directe et l'autogestion. Ces processus personnels et collectifs furent très exigeants par moments, mais enrichissants dans l'ensemble.

Avec la première année d'activité du Cap libre, nous avons aussi prouvé que l'éducation au Québec à l'extérieure des institutions scolaires est possible et bénéfique pour certains jeunes et adultes. Plus de trente jeunes en tout ont participé aux activités du Cap libre durant des périodes de temps variables. Environ 6 jeunes ont participé de manière très régulière tout au long de l'année. Ce fut une expérience très positive dans l'ensemble pour les jeunes qui avaient quitté l'école (décrochage) et qui ont continués leur cheminement avec le Cap libre. Ces jeunes furent d'ailleurs quelques-uns de ceux qui fréquentèrent le Cap libre de manière régulière et engagée.

Voici les grandes lignes de nos réflexions pour l'avenir du Cap libre ou de tout autre projet en éducation :

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L’avenir du Cap libre dépend de l’énergie et du temps que les personnes qui appuient le projet, particulièrement les parents, pourront y apporter. Nous constatons que la continuité de cette première école libre à Montréal repose sur la participation de la « communauté ». Colin et Miriam, qui ont démarré et porté le projet, souhaitent que de nouvelles personnes s’engagent à accompagner les jeunes, à titre de personnes ressource, à temps plein. En d’autres mots, si nous voulons une école libre l’an prochain, il est essentiel que d’autres personnes s’y mettent! Les parents qui veulent voir ce type d' « école » exister devront aussi participer financièrement de manière substantielle à son existence (selon les moyens de chacun et personne ne sera refusé selon ce critère).
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Il serait intéressant d’ouvrir le Cap libre aux 4 – 11 ans. Cette année, le projet s’adressait surtout aux jeunes de 11 à 17 ans. Nous pensons qu’il serait peut-être plus naturel de bâtir une culture d’école libre avec des enfants plus jeunes – dans la mesure où les parents sont motivé-es par le projet et ont envie d’y consacrer du temps.
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L’équipe actuelle du Cap libre peut offrir un soutien organisationnel et collaborer à la suite de l’école libre. Bien des personnes actives au sein d’écoles libres ailleurs dans le monde nous ont dit que la première année d’une école libre est la plus difficile. Bonne nouvelle : on a passé au travers, c’est fait! Nous sommes motivé-es à partager ce que nous avons appris et accompagner les gens qui veulent continuer le projet. Concrètement, ça peut vouloir dire : animer des ateliers avec les jeunes, aider à l’organisation, partager des documents, des contacts et réfléchir ensemble. En d'autres mots Colin et Miriam, les personnes-ressources qui étaient à temps plein cette année aimeraient contribuer à la continuation et au développement du projet, Cependant, nous recherchons quelques personnes passionnées par le thème de l'éducation pour assurer une permanence en tant que personne-ressource de manière régulière avec les jeunes. Ces personnes seraient rémunérées. Un parent peut agir comme personne-ressource.
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L'éducation holistique: Il est important que le Cap libre soit un lieu de véritable démocratie souvent associées aux écoles libres, mais il serait aussi intéressant de proposer un curriculum qui propose l'éducation holistique. Ce qui signifie le développement intégral de la personne (intellectuel, spirituel, jugement, physique, connexion avec la nature, etc). Il ne faut pas s'arrêter à l'autogestion et à la liberté comme fin mais proposer une vision intégrale de l’éducation.
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Il existe une quantité incroyable de ressources en matière d’éducation démocratique! De nombreuses associations se consacrent à la mise en commun des expériences et des ressources liées à l’éducation démocratique/libre (particulièrement aux É.U.). Il s’agit, concrètement, de personnes qui peuvent apporter un soutien précieux et qui sont ouvertes à dialoguer, que ce soit par courriel, par tél., lors de conférences, etc.
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www.caplibre.biz

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